samedi 16 mars 2013

Expendables 3 : Unité (très) spéciale - Scénario anticipatif du volet prévu pour l’été 2013


Ah, que serait un été sans un traditionnel blockbuster américain ? Assurément, pas un véritable été. Heureusement, 2012 est une année féconde grâce à des titres comme Total Recall, Spider Man 4, Batman - The Dark Knight Rises  mais aussi - et surtout ? - Expendables 2 et sa bande de gros bras plutôt jouissive. Certes, à l'instar du volet précédent, le scénario use de tous les clichés possibles et imaginables et sert avant tout de prétexte à une puissante explosion de testostérone et à de la baston, de la baston et encore de la baston... Et pourtant... Jamais encore on n'avait vu tant d'acteurs - qui, qu'on les apprécie ou non, ont marqué toute une époque - jouer de l'autodérision à ce point dans un film d'action dont le réalisme et la crédibilité sont réduits à néant dès la scène d'ouverture. Pourtant, le public suit, du moins celui doté d'un solide second degré. Les répliques les plus pourries ("Tu es la pire ordure que je connaisse, je vais te tuer", etc.) soulèvent des tonnerres d'applaudissements, l'entrée en scène de Chuck Norris presque une standing ovation, celle de Jean-Claude Van Damme un éclat de rire généralisé. C'est énorme, se dit-on.
On ne sait si l'on doit être consterné ou enthousiaste. À tout prendre, autant privilégier la seconde option, puisque l'excès sous toutes ses formes semble parfaitement assumé. Et, une fois la lumière revenue, au sortir de la salle, on se surprend à vouloir déjà connaître la suite, les nouvelles têtes et à fantasmer le scénario à venir... Les idées fusent, les imaginations les plus fertiles, frustrées de devoir patienter jusqu’au prochain été, se déchaînent et, de ce bouillonnement intense soudain jaillit le miracle : la naissance d’un nouveau scénario !


Conjecture du scénario

Sept ans se sont écoulés depuis le terrible affrontement entre notre équipe de choc et l’ignoble Vilain (JCVD) (1). Barney Ross (Sylvester Stallone) n’a pourtant pas oublié la mort de Billy "the Kid" (Liam Hemsworth) en qui il voyait le fils qu’il n’a jamais eu (2). Aussi quand Sophie (Nikolette Noel), la petite amie du défunt, le contacte pour intégrer la troupe lors de leur prochaine mission, il accepte sans hésiter (3). D'ailleurs, en parlant de mission, ça tombe justement bien, Ross apprend de la bouche de Chapelle (Bruce Willis) que Booker, le « Loup solitaire » (Chuck Norris), a mystérieusement disparu. Si des sceptiques comme Gunnar (Dolph Lundgren) et Caesar (Terry Crews) pensent qu’il coule une retraite dorée dans un petit ranch du Texas, d’autres comme Ross et Christmas (Jason Statham) prennent la nouvelle au sérieux. D’autant que cela coïncide curieusement avec la sortie de prison de l’infâme John Mechant (Steven Seagal) (4), dont la cruauté n’a d’égale que sa mégalomanie. Ross le soupçonne de jalouser le talent et la puissance surhumaine de Booker. Il décide donc de réunir sa troupe d’élite au plus vite. Yang (Jet Li), qui n’a toujours pas digéré le fait d'avoir été évincé du volet précédent après un quart d'heure de film, fait son retour en force au sein du groupe en y intégrant son cousin Gong (Jackie Chan), maître de kung fu reconverti dans la cantopop (5).

Après concertation, il est décidé que Mauser (Arnold Schwarzenegger) partira en éclaireur repérer la cache et les faits et gestes de Mechant. Après 48 heures de recherches intenses, Mauser découvre qu’il se terre dans un monastère situé dans les montagnes kazakhes, dont il a décimé tous les habitants (6). Par chance, le père Jamie (Sean Connery), doyen des moines, a réussi à s’échapper. Mauser décide de le placer sous la protection de Tool (Mickey Rourke), qui n’a pas trop manqué dans l’épisode précédent mais qui voulait revenir faire un petit coucou. Bien vite, le père Jamie se révèle être une source précieuse d'informations : conscient de ne pouvoir vaincre Booker seul, Mechant, après d'insidieuses manoeuvres, est entré dans les bonnes grâces de Tung Lang, un clone issu d'un brin d'ADN de feu Tang Lung l'Invaincu (Bruce Lee) (7), et a fait appel à lui pour parvenir à ses fins. Après un combat mémorable entre les deux hommes, Booker a à nouveau été vaincu et emmuré vivant dans un immense bloc de norrissite (8) déjà présent sur les lieux du combat, lequel a été scellé grâce à l'un de ses cils (de Booker, le cil, hein), perdu alors qu'il se défendait. L’unité spéciale dispose d'exactement 24 heures chrono pour sauver leur compagnon et empêcher Mechant de se rendre au Mexique où il compte mettre au point l’arme nucléaire fatale qui ferait enfin de lui le roi du monde et de l’univers (9).

Après avoir traversé le désert égyptien à dos de chameau (10), conscient que le temps presse, Ross décide de faire appel à Mick Giver (Richard Dean Anderson), dit « La Roue de secours ». Avec l’aide de Gunnar, ce dernier leur concocte l’« Expenmobile », un véhicule tellement spécial que même le scénariste est incapable de le décrire. Bref. Ils arrivent au lieu fatidique. Sophie, qui ne s'est pas beaucoup bougé les fesses jusqu'à présent, est chargée d’amadouer Mechant tandis que Ross et ses hommes, qui ont à présent sorti la lourde artillerie, s’infiltrent dans le monastère par des passages secrets indiqués par le père Jamie. Par chance, l’une des parois qui les sépare de Mechant est celle où Booker a été emmuré (11). Jusqu'alors inconscient (ou tout simplement assoupi), le Loup solitaire - qui, entre-temps, a eu longuement l'occasion de s'épiler et de procéder à une totale remise en question - rassemble toutes ses forces et, d'une chiquenaude, fait voler en éclats sa prison pour rejoindre ses pairs dans leur quête du Bien et de la Justice (oh wow !) et prendre sa revanche. Alertés par les cris de Sophie, nos héros arrivent à temps pour la sauver et abattent Mechant de 17 coups de pied, 23 coups de poing, 12 coups de couteau et 47 balles (12). Mais avant de mourir, celui-ci envoie deux de ses sbires sur les traces des héros. S’engage alors une course-poursuite effrénée entre l’Expenmobile et Captain America (Nicolas Cage) et Runner Blade (Wesley Snipes) (13), les deux bikers  fous. Arrivée en plein Sahara occidental, l’unité de choc se voit confrontée à l’immensité de l’océan Atlantique. Heureusement, Mick Giver arrive in extremis dans un avion emprunté à l’armée et notre troupe fait son glorieux retour dans sa belle et chère nation des États-Unis d'Amérique. Booker, enfin libéré de ses démons du passé, les regarde partir au loin depuis la dune puis, l'âme en paix, disparaît, tel un mirage, dans l'immensité du désert où le soleil darde ses rayons rouge-orangé annonçant le déclin du jour...

Notes
(1)   Si si, c’est vraiment son nom dans le film!
(2)   Ok, la note pathos, ça c’est fait.
(3)   Ben oui, il faut bien une nana par film, histoire de ne pas passer totalement pour des gros machos…
(4)   Tant qu'à faire, ne nous foulons pas non plus pour le nom du méchant...
(5)   Cantonese Popular Music  (ça, c’est pour la touche un peu exotique)
(6)   Non, ce n’est absolument pas crédible mais on s’en fout, il faut de l’action, de la vraie ; allons droit au but.
(7)  Magie du cinéma: les héros ne meurent jamais! Pour les besoins du film, Bruce Lee sera donc recréé en images de synthèse, tout simplement. [d'après une idée de Maître Zinque]
(8)  La norrissite est une roche extrêmement résistante créée par la compression des nombreuses victimes de Chuck Norris par ce dernier. Ses aventures l'ayant mené partout à travers le monde, il n'est donc pas rare, au cours de quelque voyage en pays proche ou lointain, de tomber sur l'un ou l'autre conglomérat de terroristes, de mafiosi, de trafiquants d'armes et de drogue ou encore de tueurs en série. Il s'agit d'un phénomène physique très particulier: les millions de tonnes de pression exercée sur les corps et les os entraînent une fusion de ceux-ci aboutissant à une matière particulièrement résistante. Cependant, c'est la présence éventuelle, lors du processus, d'un poil de barbe, d'un cheveu ou d'une rognure d'ongle de Chuck Norris qui lui octroie une solidité bien supérieure au diamant et, surtout, la capacité de résister (provisoirement) à lui-même. Le pourcentage de "mN" ("morceaux de Norris") dans la pierre déterminera sa résistance sur l'échelle de Norris et aussi sa couleur: plus la concentration sera grande, plus la pierre virera dans les tons roux, couleur des cheveux de Chuck Norris. S'il est relativement aisé de trouver de la norrissite à faible mN, celle avec un pourcentage plus élevé est beaucoup moins courante du fait de la grande rareté de perte de cheveux ou d'ongles de Chuck Norris. [Explication scientifique : Maître Hughes]
(9)   C'est bien, les méchants ne sont pas compliqués ; ils ont à peu près toujours les mêmes objectifs.
(10)   Ça, c’est pour faire un peu profiter du paysage, et aussi un peu pour le côté écolo.
(11)   Oui, les gentils ont toujours beaucoup de chance.
(12)   Les méchants sont souvent coriaces ; autant être sûr…
(13)   Malgré tous ses défauts, on ne pourra au moins pas taxer Mechant de racisme.

Anecdote
Si Clint Eastwood et Harrison Ford devaient initialement figurer au casting; ils ont malheureusement dû abandonner le projet. En effet, le premier a renoncé à sa carrière cinématographique suite à son bide avec Barack Obama. Quant au second, la rumeur voudrait qu’il réendosse pour la dernière fois son costume d’Indiana Jones dans un épisode aussi émouvant qu’inespéré où serait racontée sa vieillesse parmi des bergers sur les plateaux d’Anatolie (titre provisoire : Indiana Jones et le Senior des agneaux).

Rédigé par Gwendo.

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