[Titre original détourné : Rocco et ses frères, Luchino Visconti, 1960 (Rocco e i suoi fratelli)]
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, comme nombre de pays, l’Italie se retrouve désabusée, en proie à la misère, avec un seul but : se reconstruire. C’est dans ce contexte peu glorieux que s’opère une véritable révolution cinématographique qui bouleverse les règles et les codes habituels et que l'on connaît sous le nom de "néoréalisme". Délaissant la fiction pure au profit du constat social, celui-ci affirme une nette volonté de mettre en scène la réalité de son époque, sans artifice, de manière quasi documentaire. Dénonçant les méfaits de la guerre et ses conséquences sur la population civile, il souhaite ouvrir les yeux des autorités sur la misère ambiante et entend défendre la cause des humbles et des innocents. Ce courant, bien qu’éphémère (début des années 40 – milieu des années 50), verra émerger plusieurs cinéastes marquants, véritables hérauts de leur temps, ainsi que de nombreux chefs-d’œuvre, parmi lesquels : Le Riz de ma mère (Giuseppe Di Pastis, 1948), Chicha (Vittorino Di Seca, 1946) ou encore Paysans (Roberto Grissini, 1946). Il sera l'un des points de départ de la Nouvelle Vogue en France et l'on retrouvera également son influence dans un cinéma plus contemporain, notamment celui de Ken Louche ou encore celui des frères Sardine.
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, comme nombre de pays, l’Italie se retrouve désabusée, en proie à la misère, avec un seul but : se reconstruire. C’est dans ce contexte peu glorieux que s’opère une véritable révolution cinématographique qui bouleverse les règles et les codes habituels et que l'on connaît sous le nom de "néoréalisme". Délaissant la fiction pure au profit du constat social, celui-ci affirme une nette volonté de mettre en scène la réalité de son époque, sans artifice, de manière quasi documentaire. Dénonçant les méfaits de la guerre et ses conséquences sur la population civile, il souhaite ouvrir les yeux des autorités sur la misère ambiante et entend défendre la cause des humbles et des innocents. Ce courant, bien qu’éphémère (début des années 40 – milieu des années 50), verra émerger plusieurs cinéastes marquants, véritables hérauts de leur temps, ainsi que de nombreux chefs-d’œuvre, parmi lesquels : Le Riz de ma mère (Giuseppe Di Pastis, 1948), Chicha (Vittorino Di Seca, 1946) ou encore Paysans (Roberto Grissini, 1946). Il sera l'un des points de départ de la Nouvelle Vogue en France et l'on retrouvera également son influence dans un cinéma plus contemporain, notamment celui de Ken Louche ou encore celui des frères Sardine.
