Kremlins (Igor Dantiek, 1984)
[Titre original détourné : Gremlins, Joe Dante (1984)]
Le film sauvé de l’oubli grâce à Gorbatchev et sa politique de glasnost !
Russie,
fin des années 40. Le jeune Ivan Pepetovitch arrive dans le camp de
travail de Doubreïnsvok, perdu au fin fond de la Sibérie, pour y assurer
sa fonction nouvellement acquise de garde. Les "zeks" (prisonniers du
Goulag) qu’il est chargé de surveiller sont, outre quelques prisonniers
de droit commun, de fervents dissidents du régime en place. D’emblée, le
jeune homme est mis en garde par ses supérieurs : derrière ces hommes à
première vue banals se cachent d’horribles monstres qu’il faut à tout
prix garder enfermés, sous peine de mettre en péril l’équilibre du pays.
Pour cela, il lui faut observer trois règles fondamentales : 1) ne
jamais laisser les prisonniers sortir des bâtiments où ils sont cloîtrés
ou des carrières où ils travaillent ; ils n’ont plus l’habitude de la
lumière du jour ; 2) même s’ils se plaignent de la promiscuité, de
l’hygiène rudimentaire et du travail salissant, ne jamais les laisser
prendre de douches ; ils n’y sont plus habitués non plus, l’eau pourrait
avoir un effet corrosif sur eux ; et 3) jamais, au grand jamais, leur
donner à manger après minuit (ni même avant d’ailleurs) ; ils
risqueraient de recouvrer leurs forces et de se rebeller.




